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Réforme des retraites : FO réaffirme ses positions

Publié par dans National ·
Les\n interlocuteurs sociaux sont reçus tour à tour à Matignon les 5 et \n6 septembre pour des entretiens en bilatéral dans le cadre de la réforme\n des retraites. La délégation FO, qui a ouvert le bal, a rappelé son \nopposition à un régime unique par points.
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Nous contestons le\n point de départ de cette réforme, un système unique par points, et nous\n sommes déterminés à faire en sorte d’empêcher sa mise en place, a \nprévenu Yves Veyrier face à la presse dans la cour de Matignon, le \n5 septembre, à la sortie de son entretien avec le Premier ministre \nÉdouard Philippe.
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FO a été la première \norganisation à être reçue à Matignon, le 5 septembre à 10h30, pour une \nnouvelle phase de discussions avec les organisations syndicales et \npatronales dans le cadre de la réforme du système de retraite voulue par\n l’exécutif. La délégation était composée du secrétaire général Yves \nVeyrier et des secrétaires confédéraux Philippe Pihet (retraites), \nMichel Beaugas (emploi) et Béatrice Clicq (égalité). Du côté de \nl’exécutif, le Premier ministre Édouard Philippe était accompagné de \nJean-Paul Delevoye, nommé le 3 septembre au gouvernement pour porter la \npréparation du projet de loi sur la réforme des retraites et d’Agnès \nBuzin, ministre des Solidarités.
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La rencontre a duré \nplus d’une heure. Le Premier ministre entendait mettre quatre sujets sur\n la table : les paramètres du futur système de retraite, son équilibre \nfinancier à l’horizon 2025, le rythme de transition entre les 42 régimes\n existants et le futur système universel, et la méthode de la réforme.
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Un calendrier déjà retardé à plusieurs reprises
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La délégation FO a de\n nouveau expliqué précisément sa position. La confédération revendique \nle maintien de l’ensemble des régimes existants et des dispositions \nqu’ils contiennent, même si certains points peuvent être améliorés. Et \nil est pour elle hors de question de reculer encore l’âge de départ à la\n retraite. Quant à l’exécutif, il n’a donné aucune précision sur le \ndéroulé de cette nouvelle phase de consultation.
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Le Premier \nministre s’exprimera en milieu de semaine prochaine sur le calendrier et\n la méthode retenus, a précisé Yves Veyrier. Tout ce que l’on sait, \nc’est que son objectif est un projet de loi dans les mois qui viennent. Le calendrier a déjà été retardé à plusieurs reprises. On a peut-être contribué à ce que le gouvernement doive à nouveau décaler l’échéance sur le projet de retraite, a-t-il souligné.
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Les interlocuteurs \nsociaux ont déjà été consultés pendant de longs mois par Jean-Paul \nDelevoye, alors Haut-commissaire à la réforme des retraites. Le rapport \nqu’il a rendu mi-juillet doit servir de base aux discussions. Il \npréconise un système universel par points qui remplace les 42 régimes \nexistants. Deux options sont proposées. La première, qui a sa \npréférence, met en place un « âge pivot » à 64 ans pour un départ en \nretraite à taux plein. Le départ à 62 ans reste possible, mais avec une \ndécote. Il est également possible de partir après 64 ans, avec une \nsurcote. Deuxième option, on ne touche pas à l’âge de départ en retraite\n mais on modifie la durée individuelle de cotisation. Pour rappel, la \nloi Touraine prévoit déjà un allongement de cette durée à 43 ans en \n2035.
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Des messages contradictoires de la part de l’exécutif
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Reste que pour l’instant, c’est le grand flou. \n J’ai dit qu’il y avait des messages contradictoires, a souligné le \nsecrétaire général de FO. Sur les deux options, le choix de Monsieur \nDelevoye portait sur l’âge d’équilibre collectif. Quelques jours après, \nEmmanuel Macron annonce préférer revenir à un accord portant sur des \ndurées de cotisation individuelles. Et le surlendemain on nous dit que \nc’est Monsieur Delevoye qui va porter la préparation du projet de loi.\n Idem pour le calendrier. Selon les interlocuteurs, le délai pour la \nprésentation du projet de loi varie de quelques mois à près d’un an. Sur\n France Inter le 5 septembre, la porte-parole du gouvernement Sibeth \nNdiaye a évoqué une présentation du projet de loi dans le courant de l’année 2020 (...) avant ou après les municipales.
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Sur la participation de FO à une éventuel processus de concertation, Yves Veyrier a prévenu : Nous\n ne ferons rien qui laisse entendre que c’est perdu d’avance et nous ne \ndéserterons jamais le terrain de la défense des salariés sur les \nretraites.
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Le gouvernement pourrait aussi relancer une consultation citoyenne dont les contours restent à définir. Le\n Premier ministre ne nous a pas dit qu’une nouvelle consultation \ncitoyenne allait être organisée, a précisé Yves Veyrier. Une \nconsultation a déjà eu lieu, elle avait été mise en place par Monsieur \nDelevoye. Des ministres y ont participé. Est-ce qu’il faut changer le \npeuple pour convaincre car celui qu’on a consulté n’a pas donné un \nrésultat qui a convaincu ?
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Rassemblement à Paris le 21 septembre
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Pour FO, quelle que \nsoit l’option retenue, le problème de départ repose sur le choix de \nremettre en cause le système actuel dans son entier pour mettre en place\n un régime unique par points. On ne voit pas bien en quoi passer d’un\n âge d’équilibre collectif à 64 ans à la réintroduction d’une durée \nindividuelle de cotisation change le problème, a expliqué Yves Veyrier. \nCette durée est déjà de 43 ans demain pour la génération 73. Et dans le \nrapport, il y avait déjà la perspective que cette durée continue \nd’augmenter à l’avenir. In fine, il faudra non seulement vous constituer\n un capital de points, vous assurer que ce capital, en fonction de la \nvaleur de service du point, vous permet d’avoir une pension suffisante, \nmais qui plus est vous assurer en outre d’une durée de cotisation qui \nsinon vous sanctionnera d’un malus.
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Pour FO, ce régime \nunique par points consistera à remettre toutes les clés du système de \nretraite entre les mains des gouvernements à venir. C’est la fin du \nsystème de protection sociale solidaire avec le contrepoids des \nsyndicats dans le cadre de la négociation collective, qui permet de \ngarantir ce droit à la retraite.

Demain il y \naura une réforme paramétrique permanente sur la valeur du point à \nl’achat et sur sa valeur au moment du départ en retraite, a expliqué Yves Veyrier.
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Le risque majeur est \nque la priorité des gouvernements soit d’en faire un instrument de \ngestion budgétaire en fonction des contraintes financières, au lieu de \nse soucier du progrès des droits des salariés en matière de retraite.
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Contre la réforme des retraites, FO appelle à participer au rassemblement du 21 septembre à Paris
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5 septembre 2019
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Clarisse Josselin
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